Utilisateur d’un iPhone Edge 8 Go importé des USA depuis bientôt 1 an sur une ligne Bouygues Télécom, j’utilise désormais un iPhone 3G 16 Go blanc, acheté chez Orange avec un abonnement Orange iPhone.
Une ligne privée et une ligne pour le travail, et deux semaines de tests et de comparaisons entre les deux appareils.
Au tout début, je ne prévoyais pas de passer le Edge sous système 2.0 car j’étais relativement content du jailbreaking et désimlockage effectué avec Ziphone. Mais, la sortie rapide de Pwnagetool 2.0 (créé par les dingues de la DevTeam) m’a incité à mettre à jour mon vieil iPhone à la carcasse légèrement rayée et emboutie pour avoir un système similaire à son jeune compagnon 3G.
Passons sur le fait que l’un affiche une pomme au démarrage alors que son aïeul affiche un ananas (!), voici la liste des différences notables entre les deux modèles :
- 16 Go au lieu de 8. On aurait pu espérer une version 32 Go mais Apple préfère assurer ses marges. Cependant, 16 Go, c’est très correct pour un téléphone. Le fait de doubler la capacité est très appréciable pour un dévoreur de podcasts vidéo dans mon genre.
- Le GPS. Même s’il ne remplacera (pour l’instant) pas mon Mio C620T, le GPS embarqué est très utile en particulier lorsqu’on est piéton égaré dans une ville que l’on ne connais pas.
- La 3G. C’est là qu’on se rend compte que l’argumentaire marketing d’Apple argant que la différence des débits entre Edge et 3G étaient minimes… c’était du flan ! Quand on s’est contenté d’un débit Edge pendant un an sur un téléphone fait pour l’Internet, on a l’impression de découvrir enfin les bonheurs de l’Internet mobile lorsqu’on passe sur la 3G. Les débits sont nettement plus rapides qu’en Edge !
- Le design. Les équipes d’Apple ont vraiment très bien travaillé : tous ceux qui comparent un iPhone 3G avec un iPhone Edge ont l’impression que le 3G est plus fin, plus petit… et pourtant, c’est le contraire. Mais les nouvelles courbes du dos de l’appareil donnent cette impression. Il faut dire que la différence d’épaisseur est quand même infime.
- La prise casque. On peut enfin brancher n’importe quel casque sans passer par un adaptateur ou par le rabotage de sa prise jack.
- Le démontage. Démonter un iPhone 3G est un jeu d’enfant en comparaison aux manipulations nécessaires pour son ancêtre.
Là où se situent les changements importants, c’est au niveau du système. L’arrivée d’AppStore (qui sera l’objet d’une prochaine note), une bien meilleure gestion du WiFi, le push, et pas mal de petits détails qui font que l’iPhone devient un vrai postulant au marché professionnel.
Mais, les avancées du système, vous pourrez aussi bien en tirer les avantages sur un iPhone Edge que sur l’iPhone 3G. Même des jeux comme Crash Bandicoot Nitro Kart 3D fonctionnent aussi bien sur l’ancien modèle que sur le nouveau.
Quelques regrets : la résolution de l’APN qui stagne et l’absence (provisoire ?) de logiciel vidéo. Et un très gros regret : la sauvegarde complète très (beaucoup trop) lente de l’iPhone à chaque fois qu’on le branche sur l’ordinateur. Bug de la version 2.0 ou bug d’iTunes ? Espérons juste que ce problème sera vite résolu.
En conclusion, si vous êtes un gros utilisateur d’Internet depuis votre téléphone, si le GPS peut vous être utile et si 8 Go de plus vous laisseront plus de liberté, n’hésitez pas à acquérir l’iPhone 3G. Dans le cas contraire, la version Edge vous suffira amplement, mais n’hésitez surtout pas à lui donner un coup de jeune en effectuant une mise à jour du système. Nombreuses sont les applications vraiment géniales sur l’AppStore (gratuites ou payantes), et le catalogue grossit chaque jour.
Je pense que cette édition est une version de transition qui trace la route vers un prochain modèle qui pourrait surprendre par ses innovations.
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